24 mai 2007
♦ La Faille
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La fiche
4 / 10
La faille, c'est qu'il y en a beaucoup trop ...
Un film de ... Gregory Hoblit
09 Mai 2007
Avec ... Anthony Hopkins, Ted Crawford
Ryan Gosling, Willy Beachum
David Strathairn, Joe Lobruto
etc ...
Synopsis ... Lorsque Ted Crawford découvre que sa jeune épouse le trompe, il décide de la tuer… mais en mettant au point le crime parfait. Willy Beachum, un ambitieux procureur adjoint, sur le point d’intégrer un prestigieux cabinet d’avocats, se voit confier cette dernière affaire. Mais dans la partie qui s’annonce, rien n’est aussi évident qu’il y paraît.
" If you look close enough, you'll find everyone has a weak spot. " Ted Crawford
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Alors ?
Hopkins, Hopkins. Un acteur que l'on ne peut oublier. De superbes performances. A nouveau sur l'écran pour un film, qui, sans être médiocre, n'est certainement pas à sa mesure. Pour cette partie de "Emprisonne-moi si tu peux", le chasseur n'est évidemment pas celui que l'on pourrait croire, et les pions s'effacent avant même d'avoir pu être avancés. Tout commence par un crime, à la fois passionnel et prémédité, simple histoire de veangeance d'un mari jaloux et calculateur. Du moins c'est ce que l'on est en droit de penser.
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Mais La Faille surprend par le pari de son histoire : s'intéresser au système judiciaire, à son cheminement et à la conception de la justice qui fait loi dans nos sociétés. Nous connaissons le meurtrier, nous savons qu'il est seul coupable, lui-même l'avoue sans remords dans un premier temps. Et pourtant rien ne pourra officiellement objecter de sa culpabilité . The fracture joue avec délice des failles du système, des défaillances des lois judiciaires. En cela il est un film digne d'intérêt, plutôt surprenant par son choix narratif qui met en scène la défaillance d'une idéologie sûre d'elle et en apparence implacable.Ou comment la justice peut parfois laisser échapper de vrais monstres...
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Anthony Hopkins semble aimer les rôles à double tranchant, ambigus, où la malice machiavélique frôle l'intelligence manipulatrice. Evidemment, il y excelle, et l'on se prend au jeu de ce vieux renard rusé confronté à un tout fringant - mais bien trop pédant - jeune loup assoiffé de pouvoir et de reconnaissance. Le film aurait pu avoir un intérêt fort, un concept original et marquant.
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Pourtant, il n'est que moyen, et pêche de défauts trop évidents qui nuisent à son ensemble. Le jeu de manipulation qui s'opére monte trop rarement en tension, tout semble attendu, facile et, pire encore, on nous sert le couplet du jeune avocat tout d'abord individualiste qui étrangement change de valeurs et décide de bousiller -mais oui - sa carrière pour plus de justice... On rajoute evidemment une blonde dont le rôle est complétement inutile, une petite dose de "justice and truth forever in America" et l'on obtient une fin moralisatrice qui, bien entendu, fait triompher ***** ( je ne le dirai pas mais ça semble couru d'avance ). Fou comme on est surpris ...
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En bref
Un film qui fait passer le temps pour une après-midi où l'on a pas envie de s'ennuyer, mais pas non plus envie de découvrir un chef-d'oeuvre d'originalité. La réalisation est efficace - rappelant parfois les plans d'un Fincher avec néanmoins moins de talent - et les acteurs convenables dans l'ensemble, avec bien sûr mention pour Hopkins. Bref, un film sympathique, mais dont on aurait pu à juste titre attendre un peu mieux. Tant pis.
Les +
- L'humour noir et l'ironie
- Le duo d'acteur
- Le visuel
Les -
- La fin
- Certains "superflus"
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15 février 2007
♦ Les fils de l'homme
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La fiche
8 / 10
Les fils d'un rien ... ...
Un film de ... Alfonso Cuaron
18 Octobre 2006
Avec ... Clive Owen, Theo
Julianne Moore, Julian
Claire-Hope Ashitey, Kee
Michael Caine, Jasper
etc ...
Synopsis ... L’Homme, en 2027, a épuisé toutes les ressources de la planète. La dernière naissance remonte à près de vingt ans, et le désespoir a engendré à travers le monde un climat de violence, d’anarchisme et de nihilisme exacerbé. L'Angleterre est le seul pays à avoir évité cette descente aux enfers en se dotant d’un régime totalitaire. Dans ce monde en déclin, une jeune femme, Kee, croise la route d'un militant déchu, Théo. Enceinte de huit mois, elle incarne le dernier espoir du genre humain, le miracle que chacun guettait depuis dix-huit ans.
" As the sound of the playgrounds faded, the despair set in. Very odd, what happens in a world without children's voices.
" Miriam
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Alors ?
Après La petite princesse, Y tu mama tambien ou encore Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Alfonso Cuaron nous revient avec cette formidable histoire d'anticipation adaptée du roman homonyme de P.D James. Ce film marque plus que tout autre la confirmation du talent du réalisateur mexicain, son audace, et remet au goût du jour l'utilisation quasi-permanente du plan-séquence. Les fils de l'homme, ne déroge pas à la règle visuelle que semble s'être imposé Cuaron tout au long de sa carrière. De superbes plans de lumière, une vue d'ensemble très fine, et une caméra tantôt posée, tantôt tremblante, rendent ces réalisations d'un esthétisme toujours très agréable.

Le film possède quelques scènes que l'on peut qualifier d'excellentes. Cuaron réutilise des images collectives marquantes comme le cheminement à travers Bexhill, véritable retour sur la mémoire des camps de concentrations, des génocides et des meurtres raciaux dont la gratuité et la violence font peur, à fortiori dans un monde où la montée du nationalisme n'encourage guère à l'optimisme. Les fils de l'homme renvoie à une situation à laquelle nous sommes d'ores et déjà confrontés. L'anticipation, ici, n'a guère besoin d'être poussée à son extrême tant certaines images nous renvoient à des futurs plus que probables. Dans un monde qui pourrit, se gangrène, où les hommes s'emploient à se hair, qu'ésperer encore si ce n'est l'autodestruction ?
Le 2027 de Cuaron marque la montée d'un régime totalitaire, envisagé comme seule voie de subsistance. Le fossé entre les peuples se creuse, le terrorisme mondial de masse s'impose, et le culte de la jeunesse semble s'immiscer à coup de matraquage visuel dans les têtes. L'époque est à l'insurrection, mais personne ne croit à un autre "possible". D'ailleurs comment croire, quand le monde est déjà perdu ?

Cuaron percute. Toujours. Sa caméra est le véritable spectateur d'une réalité noire, en déclin, d'un monde de cendres et de feu ou l'espoir des rires semble oublié. L'homme tremble, comme ce personnage, Théo, véritable antihéros aigri, fatigué, au dos courbé par le pois des désillusions. Embarqué malgré lui dans une dernière bataille, incertaine, Clive Owen surprend de ténacité : cet homme presque mort, qui a tout perdu, n'a justement plus rien à vivre, et c'est peut-être pour cela qu'il parvient à sauvegarder Kee et son enfant, la promesse qu'ils représentent.
A regarder le film, cette thématique de la mort liée à la vie est presque omniprésente. Notamment dans une scène toute particulière où l'enfant paraît enfin aux yeux de la population. Véritable miracle, petite chose fragile échappée des bombes, des coups de feu et des cris qui l'entourent, le nourrisson parvient, durant près de deux minutes, à établier un silence mais surtout à réveiller l'humanité qui sommeille en chacun de nous. C'est alors que le génie de Cuaron s'exprime dans toute sa splendeur. Le calme est rompu par une explosion. Les combats reprennent, et le monde oublie. Ce qui tout d'abord aurait pu sembler une scène totalement prévisible et peu originale, voire irritante, se transforme en véritable métaphore intelligente du film.

Dans un monde où les hommes ont oublié la possibilité d'un futur, la haine emplit les coeurs, plus forte que jamais. L'espoir est là, mais on l'oublie si tôt découvert. Vision ultra-pessimiste où les hommes semblent aspirer au chaos et à l'affrontement. Même l'issue heureuse que représente l'Human Project est infime et incertain, comme le montre la fin du film, mise en suspens dans le flou d'une journée brumeuse. Cet espoir de quelques insoumis qui se cachent du monde ne parvient pas à ajouter une réelle touche de positivité dans ce désordre humain. Seuls les sourires de Julianne Moore ou Michael Caine - fugaces - et quelques figures de bonté silencieuse viennent ponctuer de trop rares lueurs l'ensemble du film.
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Cuaron n'hésite pas à sacrifier ses personnages sur l'autel de la crédibilité du sujet. Et même si cela semble un peu lourd au bout d'un moment, on ne peut que saluer ce choix, étant donné la mode très agaçante du "héros intouchable" qui semble atteindre la majorité des productions cinématographiques de nos jours. Les acteurs sont dans l'ensemble justes. Michael Caine, excellent, semble une véritable boussole à laquelle le spectateur, tout comme le personnage principal, se fient. C'est dans son havre de paix - qui sera plus tard saccagé - que l'on se réfugie, se console de quelques rires et se remémore le passé. Son visage de vieux hippie contraste avec les ruines d'un monde extérieur sanglant et poussiéreux. Jasper est la mamoire naufragée d'un passé plus heureux, ou l'enfance riait et où tout était encore possible. Promesse ou nostalgie ? La réponse du film se murmure.
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En bref
Cuaron signe ici un fabuleux film où l'anticipation se confond aux problèmes de notre siècle, où les questions demeurent et dont les réponses semblent voilées de noir. Il n'est pas question ici de la froideur clinique et élégante d'un Gattaca, intimiste et magistral, mais d'un film plus chaotique, baigné de cendre et de colère, et dont l'espoir n'est qu'infime. Pour ma part, je donne ma large préférence à Niccol mais suis forcée de reconnaître l'intelligence de fond de ces Fils de l'homme, miroir de notre siècle.
Les +
- La B.O
- Michael Caine, Julianne Moore
- Le travail de réflexion poussé
- La scène magnifique du personnage de Jasper pour un ultime je t'aime.
- La maîtrise de Cuaron
Les -
- La musique du générique de fin
- Les scènes de cohues, fusillades, très très longues
- J'ai personnellement du mal avec l'aspect gue-guerre terrorisme / Etat.
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13 janvier 2007
♦ Le dernier des fous

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La fiche
2 / 10
Abrégez les souffrances ...
Un film de ... Laurent Achard
3 Janvier 2007
Avec ... Julien Cochelin, Martin
Pascal Cervo, Didier
Fettouma Bouamari, Malika
etc ...
Synopsis ... C’est l’été et le début des vacances pour Martin, onze ans, qui vit dans la ferme de ses parents et observe, désemparé, la désintégration de sa famille : sa mère vit cloîtrée dans sa chambre, son frère aîné, qu’il adore, se noie dans l’alcool, et son père, dominé par la grand-mère, assiste en spectateur impuissant à la déchéance familiale… Et même si Mistigri, son chat, et Malika, la bonne marocaine, lui procurent un peu de réconfort, Martin est décidé à en finir avec cette confusion.
" Mais quelle famille de cinglés ! " Didier
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Alors ?
Voila un film encensé par la critique. Un film qui se voudrait selon certains, "fracassant", "radical", et dont la mise en scène serait impeccable. Pourtant, à la vue de ce long-métrage, on ne peut que retenir de lourdes défaillances. Tout d'abord, le manque de musique, censé être un élément clé, ne réussit son objectif qu'à de trop rares moments, et ce certainement à cause du jeu des acteurs excessivement théâtral et de la mise en scène bien trop rigide.

On aurait du mal à adhérer, à donner un quelconque crédit à l'histoire s'il n'y avait le jeune Julien Cochelin, à la démarche atypique, bancale, à l'image de la vie de son personnage, Martin. L'intêret du film repose sur l'apprentissage brutal de ce jeune garçon, qui, en manque de réponses et d'affection, se retrouve paumée au beau milieu d'un vide qui se creuse autour de lui. Martin, à l'aube de son entrée au collège, découvre la vie. Et tout ce qu'il peut dire c'est qu'elle est pas très jolie. Le réalisateur réussit de magnifiques moments dans cette visée, confrontant le gamin à l'abandon, la folie, le suicide et le désespoir ambiant.

L'exagération est de mise tout au long de cette séance de mise à mort d'une famille en déclin. Trop de désespoir tue le désespoir. Au lieu d'entraîner le spectateur dans une tension éprouvante et un certain malaise, Achard ne fait que le rendre imperméable à ce trop plein de tragique. Si bien que la chute, qui se voudrait percutante, ne semble qu'une mauvaise farce pseudo-inspirée dont on ne retient aucune émotion. Après une très bonne scène d'introduction, le film se perd donc avant même d'avoir vraiment commencé. L'intêret restera dans la seule appréciation de quelques jolis plans et d'une seule et unique scène angoissante où le réalisateur nous confronte, avec un certain brio, au visage fixe et pesant de la folie silencieuse.
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En bref
Le dernier des fous
est le parfait exemple d'un cinéma français méconnu du grand public -
mais encensé par la critique - qui se veut intellectuel et maîtrisé
quand il n'est qu'une promesse lentement avortée. Ou l'art de faire un
long chiant là où il y aurait eu matière à faire un court réellement
génial. ( D'ailleurs le court proposé par Achard semblait suffisant ).
Passez votre chemin, si vous ne l'avez pas déjà fait, et essayez plutot de voir Cache-Cache, le film d'Yves Caumon, qui, avec un budget restreint et une idée simple a réussi une jolie perle passée inaperçue.
Les +
- Fettouma Bouamari en nounou attachante
- Les plans d'extérieurs
- La scène d'engueulade familiale à table
Les -
- La lenteur permanente
- Le silence, marquant par moments, lassant le plus souvent
- La théatralité excessive
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10 janvier 2007
♦ Fur : portrait imaginaire de Diane Arbus

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La fiche
3 / 10
Portrait en manque d'inspiration ...
Un film de ... Steven Shainberg
10 Janvier 2007
Avec ... Nicole Kidman, Diane Arbus
Robert Downey Jr., Lionel Sweeney
Ty Burrell, Allan Arbus
etc ...
Synopsis ... New York, 1958. Diane Arbus, fille d'un riche fourreur, étouffe dans son rôle de mère attentionnée et d'assistante docile de son mari photographe. Intriguée par le nouveau locataire de l'immeubles, elle monte un soir à sa rencontre, munie d'un appareil photo. La porte s’ouvre sur Leonard Sweeney, un homme affligé d'une maladie très rare qui provoque chez lui une pilosité surabondante ainsi que des problèmes respiratoires.
" I saw you, through my window, and right away I wanted to take a portrait of you. " Diane
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Alors ?
Premier film de l'année en ce qui me concerne. Et première déception pour ce portrait un peu trop imaginaire de la célèbre photographe Américaine Diane Airbus. Le sujet s'annonçait pourtant prometteur, surtout entre les mains du réalisateur de La Secrétaire. Le film, qui à défaut d'être historique aurait pu se cantonner à capturer l'essence de la photographe et de son travail, n'arrive qu'à dresser un portrait peu convaincant et fade, qui semble loin, très loin de l'univers de Diane Airbus. Ne ressort ici que l'amour de celle-ci pour l'individu, derrière la différence de son apparence ou de ses caractèristiques physiques. Mais cet amour a tendance tout au long du film à se rapprocher de la fascination perverse, voire de la délectation en la compagnie de ce que certains appellent, des "monstres".
Rien ici ne semble artistique. Le spectateur n'est jamais, ou très peu, invité à entrer dans l'univers de la jeune femme, à le comprendre, à le partager. Ce qui sans aucun doute, reste à l'image du film, qui s'enferme, s'étouffe, sans jamais parvenir à s'éclairer, comme une très mauvaise métaphore sur la maladie de Lionel Sweeney ou simplement l'illustration d'un monde trop oubliée. Beaucoup de promesses donc pour pas grand chose. On se retrouve à suivre cette Diane Airbus, fascinée par son étrange voisin, dans cette relation qui au final ne nous apporte rien de plus qu'un simple voyeurisme etun intêret limité. Si encore, derrière tout cela, un message subsistait... Mais non, tout juste une miette d'émotion, à tout hasard, bien vite oubliée. Le film effleure, sans jamais approfondir son sujet, si sujet il y a.
On se languit donc à simplement suivre une mille et unième version de La Belle et la bête, servie sur fond de Alice au pays des merveilles de la nature. Diane Airbus, dans son éveil à la photographie, est juste mentionnée par quelques stratagèmes superficiels qui ne convaincront personne. Le propos sur ceux que la nature a fait "différents" est simplifié à son extrême avec un défilé de "phénomènes", tout juste bon à montrer une Nicole Kidman - version revisitée de son personnage de Birth - dans la jouissance de ce "spectacle". Si encore on avait eu droit à un propos sur l'apprentissage, sur la découverte émotionnelle et artistique du personnage, mais non. Là encore, Shainberg préfère filmer le glauque. L'attrait de Diane Airbus pour la "différence" se réduit à la simple expansion de désirs trop longtemps refoulés, qui se rapprochent plus d'une certaine perversité, que d'un propos intelligent ou simplement utile.
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En bref
Tout ceci reste donc totalement prévisible, du début à la fin, ce qui n'aurait pas été si grave si le film s'était avéré légérement plus intéressant. On gardera donc quelques points positifs, comme ce travail merveilleux sur la lumière, ou cette scène, étrangement fascinante, où les deux protagonistes se retrouvent, inconnus, dans un bain pour simplement s'apprendre. A voir une fois, pour se faire une idée.
Les +
- La lumière et la netteté de certains plans
- La voix, simplement la voix, de Downey Jr.
- La rencontre des regards des deux protagonistes
Les -
- L'étouffement et l'enfermement du film
- Lenteurs, lenteurs ...
- Kidman ? Jeu déjà vu ? ... Oui.
- Manque flagrant de matière
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